Petite histoire

L’histoire de La Gibbeuse commença à la fin du XIXème siècle. Fernand le paysan, qui vivait seul dans une petite maison en bois sur ses terres de la Mérigotte en bordure de Poitiers, passait la majorité de ses journées au champ à cultiver des fruits et légumes pour les vendre au marché. Il aimait se travail transmit de son père : vivre en fonction des saisons avec ses bœufs et ses poules à prendre soin des multiples plantes de son vergers-potager. Quand il avait du temps, il aimait aller se détendre dans les guinguettes poitevines, mais sa préférée était Le fleuve Léthé sur le chemin de Trainebot. Pourquoi ? Parce qu’il lui suffisait de prendre sa barque et traverser le Clain pour y aller, mais surtout parce qu’il pouvait y voir Jeannette la reine des uinguettes. Jeannette était une belle jeune femme courtisée par tout les notables de Poitiers. Elle n’était pas seulement belle mais excellente chanteuse et danseuse. Fernand, un peu timide, ne savait pas comment aller l’aborder. Lui, le paysan d’en face, n’avait que peu de classe même en habit du dimanche.

C’est d’ailleurs un dimanche que lui vint une idée. Un dimanche matin pour être exacte, pendant la messe hebdomadaire à l’église Sainte-Radegonde. En fait, il y avait une légende sur un poison lune qui naviguait dans les eaux du Clain. La légende racontait que c’était le fils de la grand’goule, ce monstre du moyen âge qui se faufilait dans les labyrinthes et remontait jusqu’au souterrains de l’abbaye Sainte Croix pour y dévorer des nones. Radegonde qui avait fondé le monastère, descendit dans les caves, et à sa vue, l’animal pris de panique, tenta de s’envoler. Dès qu’il battit des ailes, la Sainte traça un signe de croix sur un broyer du poitou qu’elle lança par petit morceaux au dragon dans sa direction. Celui-ci le mangea et mourut. Mais la Grand’Goule avait pondu un œuf avant de disparaître, de cet œuf est né un poison lune au pouvoir magique, celui qui le pécherai pourrait réaliser ce qui lui tient le plus à cœur. Mais jusqu’à présent, personne n’avait jamais vu le poisson et ne savait même comment l’attraper. Mais ce jour là, en ce lieu, Fernand eu plusieurs idées :
Pour appâter le poisson il utiliserai du broyer du Poitou
Et pour la période de pèche il fit le lien entre le nom du poison et celui de sa mère, la phase de la lune qui commence par un G comme Grand’Goule c’est la Gibbeuse

A chaque lune Gibbeuse, Fernand s’en allait pécher avec du broyer du poitou, autant pour le poisson que pour lui. Mais pendant des mois et des mois, il fit choux blanc, les siens était d’ailleurs reconnu comme les meilleurs de toute la région. Un soir, le dernier comme il le disait souvent, il parti pécher mais sans sa canne. Le temps de s’en apercevoir qu’il était déjà trop loin. Tant pis, il connaissait un terrain où on pouvait trouver du bambou. Le voilà donc avec sa canne de fortune, au bord du Clain au clair de lune. Il se disait que cette histoire de poisson ne rimait à rien, comment pouvait-il être magique ? C’est pas pour rien que personne ne l’ai vu, il n’existe pas. Les nuages s’amoncelaient dans le ciel, il commençait même à faire froid malgré qu’on soit début juillet. Décidément ce n’est pas de chance, mais Fernand était plutôt optimiste, « il y a toujours du bon même dans les pires moment » comme il disait.

Le destin lui a répondu. A travers le brouillard naissant, il vit apparaître …. une barque, avec une silhouette qui pourrait reconnaître parmi des milliers. C’était Jeannette qui se promenait seule. Elle s’arrêta face à lui pour lui demander se qu’il pouvait bien pécher en pleine nuit. Il l’invita sur la berge pour lui raconter la légende du poisson lune. Elle n’était pas habituée à tant de simplicité et de naïveté. Ils se racontèrent chacun leur vie, l’un paysan l’autre reine des guinguettes, à première vue si différente mais pourtant pleines de point commun.

Mais l’orage éclata et arrêta net leur discussion. Trop tard pour rentrer à la maison en bois ou même prendre la barque pour la guinguette, c’était un orage d’été si violent qu’il en tombait des branches des arbres. Mais il y avait une petite grotte juste à côté où ils se réfugièrent pour la nuit. Et depuis ce jour de lune gibbeuse décroissante ils ne se quittèrent plus. Ils décidèrent d’acheter le lieu où se trouvait la petite grotte et la bambouseraie. Ensemble ils construisirent une petite maison de 3 étages en pierre à flanc de coteau, avec l’idée de marier leurs savoirs artistiques et agricoles pour les transmettre au plus grand nombre.